En bateau, en auto, à dos d'animaux: notre voyage en Afrique
Qui suis-je ?

Traverser un bout d'Afrique, on en a rêvé. Nous avons 6 mois de janvier à juillet 2008 pour parcourir la partie ouest du continent, tracer un itinéraire au gré de nos rencontres. Pour avancer, nous utilisons des moyens de transport divers et variés... Récits d'un baroudage haut en couleur.

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        C'était il y a un an. De notre archipel Comorien à la grande île il n'y avait qu'un saut de puce. Alors pour inaugurer une année de périples Africains, nous avons pris nos sacs à dos et sommes partis à la rencontre du pays le plus oriental d'Afrique.

        Madagascar, île continent ou presque, frontière au mileu de l'océan entre Afrique et Asie, habitée par bien des espèces étranges, végétales comme animales. Les limites de la colonisation et le drame de la décolonisation prennent ici tout leur sens. Aéroport de Tana, la capitale haut perchée. On comprend vite qu'ici les restes du passé glorieux de ville référence de l'océan Indien ne cachent plus la misère depuis longtemps.

        Cap à l'Ouest, partie logiquement la plus Africanisée. Premières heures en taxi brousse à travers les hauts plateaux. Il fait froid, c'est long, mais ce sont nos premières fois et le sourire n'est pas entammé.

        Au bout de la route il y a la rivière, la Tsiribine, que nous descendrons au fil de l'eau pendant quelques jours. Nos piroguiers installent chaque soir le bivouac près d'un petit village. Et on voit bien que quelle que soit l'époque, le progrès n'a pas franchit les portes des grandes villes. Mais la nature est généreuse ici.

               

        Au bout de la rivière il y a la piste. Trois parigots sympas trouvés par hasard au détour d'un mauvais verre de rhum nous sauvent en nous embarquant dans leur véhicule. Le tourisme ici se fait organisé ou difficile. On a choisi la deuxième option mais la chance sourit aux audacieux et nos nouveaux compagnons nous gardent avec eux quelques jours, le temps de visiter les célèbres tsinghis et la fameuse allée des baobabs.

              

        A Morondave, ville du far west qui trempe ses saloons dans le canal du Mozambique, commence le territoire des pêcheurs. Les Bretons sont passés par là et ont laissé la science de fabrication des boutres. Nous cherchons à nous embarquer et hésitons entre ces voiliers aux ventres lourds de marchandises et les petites pirogues à balancier.

        On choisi la pirogue et mettons le cap plein Sud direction Tuléar. Les escales sur des plages peuplées de pêcheurs nomades nous font constater une fois de plus combien certaines populations vivent éloignées de tout. Ici on ne mange que du poisson et un peu de riz quand il veut bien pousser dans les eaux saumâtres des marais et des mangroves.

        A Morombe le vent tourne et nous sommes obligés d'abandonner la pirogue, incapable de remonter au vent. Pour finir le trajet, c'est camion brousse ou camion brousse. Ce tronçon restera le pire moment de notre histoire de voyageurs. 35 heures d'enfer pour 200 km de piste presque impraticable.                                      

        Enfin le grand Sud est là, et Tuléar nous dévoile son visage : ville de gangster perdue au bout d'un pays perdu au milieu d'un océan. Peu motivés pour rempiler sur des journées de taxi brousse, nous gagnons Fort Dauphin en avion. Surprise, la ville est pleine de Canadiens. Un chantier gigantesque d'extraction de minerai se déroule non loin.                                                                                         

        Pirogue encore, la côte est balayée par le vent qui vient des mers du sud jusqu'ici sans obstacle, c'en est presque dangeureux. Les baleines nous offrent un petit clin d'oeil avant de retourner finir nos valises à Mayotte. C'était il y a un an, fin d'une grande époque, début d'un grand voyage.

         



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        Publié à 10:04, le 14/08/2008, Antananarivo
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        Voila, c'est fini...

         

        On va pas s'dire au revoir comme si c'était la dernière fois. L'Afrique est loin de nous avoir dévoilé tous ses mystères.  

        Notre dernier bout de route s'est fait comme le premier : en bateau. Le trajet Dakar - Ziguinchor, tristement célèbre pour la catastrophe maritime d'il y a quelques années ( vieux bateau surchargé de voyageurs à la mode africaine qui fini par se retourner en pleine mer à cause de la surcharge ), ce trajet a donc été pour nous le plus confortable depuis le début.

            

        Visiblement il y a eu une réaction : propreté impeccable, écran plasma dans toutes les salles qui diffuse les consignes de sécurité et des films, bar extérieur, salle de resto où le gigot d'agneau est excellent, bref que du bonheur. Les sympathiques Flora et Benoît rencontrés sur l'île de Carabane nous rendent le voyage encore plus agréable. Plus on est de jobards et plus on se marre !

           

        A Dakar, nous posons nos sacs dans une ultime chambre, celle ci a vue sur mer et sur l'île de N'Gor, haut lieu de plagisme Sénégalais. C'est donc sur une plage noire de monde (sans mauvais jeu de mot) que nous commençons une transition en douceur pour notre retour sur le plancher des blancs. Franchement on se croirait à Biarritz, même les prix nous rappellent d'où on vient et où on va. Et les pirogues qui emmènent les vacanciers armés de leurs gilets de sauvetage d'une rive à l'autre nous font redécouvrir les joies du tout sécuritaire...

                

        Mais voila, c'est fini, et ce soir l'avion nous rapatriera avec nos souvenirs, nos rêves réalisés, nos regrets, nos déceptions et nos projets... Bye bye l'Afrique, à nous... la suite !



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        Publié à 04:15, le 30/06/2008, Dakar
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        Casamance

         

        Avant dernière étape. Ca veut dire que le prochain trajet que nous ferons sera déja presque celui du retour. Soyons francs et ayont l'indecence de dire que nous sommes content de rentrer bientôt. C'est vrai qu'on en a un peu marre des taxi brousses et aussi qu'on est un peu fatigués de mettre le sac sur le dos tous les matins.

        Mais comment être vraiment soulagé de finir un si beau voyage ? Hier, alors que nous parcourions les canaux de la mangrove Casamancaise en barque et que nous faisions griller au bord de l'eau la belle carpe que Sophie s'était offerte pour sa première partie de pêche, un avant goût de nostalgie se faisait déja ressentir.

         

        Il faut dire que la Casamance nous a offert beaucoup mieux que les promesses de l'ambassade de France concernant les dangers de la "révolte"... Les plages, la mer, la mangrove, les perroquets et même une fête traditionelle des plus authentique qui nous ai été donné de voir au cours de notre voyage.

                                       

         

        Et même si le club med imprime son rythme de vie à toute une partie de la côte, la douceur de vivre, l'accueil et la tranquilité des Casamancais ne nous auront pas laissés de marbre.



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        Publié à 06:31, le 25/06/2008, Dakar
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        Des vaches, des cascades et des pistes

         

        La Guinée Conakry est un poème pour voyageur. Poème dramatique avec son histoire un poil sanglante, due aux guerres voisines de Libéria, Sierra Léonne et Casamance. Poème romantique avec ses paysages magnifiques de montagnes et de forêts, ses cascades en veux tu en voilà. Poème humaniste avec ses habitants que plus rien ne semble étonner, pas plus de mettre trois jours pour faire 400 km à 15 dans (et sur) une 505 que deux blancs dans cette même 505.

         

        Cascades, cascades, cascades...

                

         

          ...et chutes d'eau.

         

        Ici plus qu'ailleurs en Afrique de l'Ouest on peut trouver ce à quoi on s'attend alors qu'on est jamais venu dans le coin : des douaniers corrompus qui cherchent les pouls dans la tête, des routes défoncées au delà de l'imaginable, pas d'éléctricité pendant des jours entiers... Tout cela grâce à l'action généreuse d'un président magicien capable de transformer un eden (de l'eau partout, beauxite, or, diamants, bois et fer en pagaille et potentiel touristique hallucinant) en catastrophe économique.

        Binta, notre guide, nous explique comment elle galère pour faire la promotion du tourisme pour sa région qui est de loin une des plus belle de cette partie du continent. Et comment elle n'y arrive pas. Dommage, gardons espoir ça va venir. En attendant elle nous ballade de cascade en chutes d'eau. Et c'est très beau, vraiment très beau.

        Con comme une vache Guinéenne, qui squatte le milieu de la route sans bouger...
        Hé la vache, ya pas d'herbe sur le goudron !


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        Publié à 07:02, le 16/06/2008, Conakry
        Mots clefs : Guinée



        La bande à Bobo

         

        Spécial dédicace à la bande à Bobo, grâce à qui nous avons passé un long et bon moment dans cette sympathique bourgade.

        Sabrina, Hugues, Francis, Matthieu et Hamidou : salut à vous et grand merci !

            

            



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        Publié à 09:03, le 5/06/2008, Bobo-Dioulasso
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        Born to be wild

         

        La femme sort de la maison en poussant une moto. Elle enfourche la bête, donne un coup de talon rageur sur le kick et le moteur gronde. Born to be wild. Sophie (après avoir mis son casque), comme le montre la photo, a pu carresser ce mythe, qui plus est en Afrique, ce qui rajoute encore au côté sauvage.

        Ca nous a pris comme ça un matin, comme une envie de pisser, allé on part en moto quelques jours sur les pistes. De Bobo à Banfora et ses cascades où la nayade - motarde sauvage se rafraichit, de Sindou et ses pics magnifiques à Orodara, nous croisons joueurs de Balafon et femmes Peules rentrant des champs.

                                           

                     

        Cheveux dans le vent, Hugues qui non content de nous héberger à Bobo, s'improvise guide de brousse pour l'occasion, fait rugir de plaisir sa 600 XT qui elle aussi est born to be wild.

                           

          

        Quelques jours plus tard, c'est au volant d'un bon vieux pick up que nous prenons la route de Gaoua, au pays Lobi (extrême sud est du Burkina). Le born to be wild spirit ne nous quitte plus et les moments passés avec les chercheuses d'or nous font la connexion directe avec la conquête de l'Ouest. C'est pas le même Ouest c'est tout !

                     

        Mais à vouloir faire du sauvage à tout prix, on finit par manger et boire n'importe quoi (sans se laver les mains et ça c'est très très mal). La sanction est immédiate. 2 jours et 2 nuit à faire l'aller retour lit - chiottes toutes les 1/2 heures pour Chug. Perdu. Peut être pas born to be complètement wild finalement...



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        Publié à 07:58, le 31/05/2008, Bobo-Dioulasso
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        Across the Volta lake

         

        Chuggy et sa chérie So, sont sur le ferry boat

        Au loin par le hublot ils regardent la côte

        Ils s’aiment et la traversée durera toute une journée

        Ils vaincront les maléfices jusqu’à minuit moins dix

         

         

          

        Vous connaissez la suite. Ce ferry qui traverse le lac Volta (plus grand lac artificiel du monde) au Ghana fait la liaison Nord Sud, permettant de traverser un bonne partie du pays dans un cadre agréable.

         

                      

         

        En voyant les villages perdus où s’arrête notre « ferry », on ne peut s’empêcher de repenser à Accra, la capitale qui ferait presque croire que le Ghana est un pays développé avec ses échangeurs, ses fast food et son ambiance un poil occidentale.

         

         

        Et quand on arrive à Yeji, terminus du voyage, à minuit moins dix, la ville fantôme n’a qu’un hôtel à nous proposer. Les amoureux qui ont occupé notre lit avant nous ont laissé quelques traces de leur passage et nous regrettons notre petite chambre à Busua Beach où, de notre fenêtre, on pouvait observer les vagues et voir si elles étaient bonnes à surfer.

         

         

         

        Quand enfin vient l’heure de quitter le Ghana dans un énième « tro – tro » surchargé, nous nous souvenons – émus – de notre premier foufou et de notre promenade dans la cime des grands arbres de la forêt tropicale humide. Bye bye Ghana, back to  Burkina.

         

                                                  



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        Publié à 02:09, le 13/05/2008, Ouagadougou
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        Independance
         
        Tout commence par un passage de frontiere, la routine quoi. Un type nous interpelle, il est Belge, travaille a Lome et propose de nous emmener. Ok, on saute sur l'occasion. La suite c'est Lome et ses ruelles cradottes, Togoville et son lac paisible, puis Kpalime la tranquille des montagnes. Eric (c'est notre Belge) habite la avec sa femme Henriette et ses enfants. Il tient une petite auberge que l'on peut qualifier de comme a la maison. On y reste 5 jours a profiter de l'ambiance familiale, de l'arriere pays fantastique et des bons petits plats de la maitresse de maison. Arrive le 27 avril, jour de la fete de l'independance et nous, tres malins, decidons de passer au Ghana ce jour la. Manque de pot - ou plutot comme il fallait s'y attendre - ce jour pas comme les autres qui fete l'INDEPENDANCE du pays entraine des situations bizarre. Comme par exemple la requisition de tous les bus et taxis Togolais ou non pour participer au defile qui traverse la ville. Et si ca vous plait pas c'est pareil... Moralite, pour nous et nos compagnons Ghaneens de voyages qui - pardon - se tamponnons pas mal de la fete, c'est 3 heures a defiler au lieu d'avancer. Dans la foule une dispute eclate entre un passager Ghaneen et un passant Togolais. Celui ci insulte l'etranger qui a manifeste son mecontentement. La photo qui suit, prise en cachette, montre l'intervention de la police lors de cette fete qui nous prouve qu'independance et liberte ne riment pas encore tout a fait par ici.
         
         
         

         
         
          Henriette le cordon bleu et son charmant petit monstre metisse Ambre
         

         
        La foret Togolaise, ses cascades, ses Kapokiers geants et ses plantes multicolores
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
        A Lome, comme partout en Afrique de l'ouest, les coiffeurs sont legions et le crayon du bon Dieu... n'a pas de gomme ! 
         
         

         
         
         



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        Publié à 07:13, le 27/04/2008, Lomé
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        Vaudou VS Rastafarai

         

        Sud du Bénin. Une jolie côte bordée de cocotiers. L'air est saturé d'humidité, autant dire qu'on dégouline de la tête aux pieds.

         

         

         

        Assis sur la plage sous la paillotte qui estdevant son auberge, Gildas nous raconte comment il est devenu un rastaman. Comment l’enfant qu’il était, flanqué de sa petite soeur qui avait la polio et a moitié abandonné par ses parents s’est refugié chez les prêtres de la mission. Il nous raconte ses 10 années a servir la messe, a apprendre et a aimer le message de Jesus. Il nous explique que s’il a abandonné l’idée de devenir pretre, c’est qu’il n’a jamais compris ceux qui travestissent la bonne parole en portant les gris gris sous la soutane et en engrossant les fideles en guise de confession. Il nous avoue ne pas avoir de certitudes quand aux bien fondés de la religion vaudou. Lui, il a choisi le rastafarisme en tant que maniere de vivre sa religion pleinement, sans faux semblants. Il aspire a etre généreux, juste et bienfaisant, comme nous l’a commandé Jesus. Il aime le travail, la preuve, il n’avait rien et dirige maintenant une auberge tres prisée des blancs de Cotonou (tout est vide au Benin sauf chez lui). En tout cas nous, on était venu pour une nuit et on est resté 5 jours !

         

         


         

        Le petit garcon sur la photo est le fils du féticheur chez qui nous avons été invités – moyennant quelques billets – a venir prendre des photos. Il nous explique que chaque fétiche a sa spécificité : celui qui protege le village, celui qui fait tomber la pluie, celui qui rend fertile etc etc. Chaque fétiche doit recevoir des sacrifices reguliers. En effet, le vaudou represente le monde des esprits, et il faut rassasier les esprits. Le féticheur, en tant qu’initié, détient avec les pretres et autres voyants un pouvoir énorme sur les gens. Untel doit faire un sacrifice pour telle raison (et payer l’initié pour le conseil), untel doit se marier pour satisfaire un esprit, l’autre doit renoncer a telle affaire. Le petit garcon deviendra un initié et aura beaucoup de pouvoir. Esperons qu’il s’en servira a bon escient pour, comme Gildas, faire des affaires saines et être un bel exemple de reussite au Benin.



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        Publié à 02:36, le 20/04/2008, Grand-Popo
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        Notre séjour béninois

          

           Voici résumé en quelques photos notre passage au Bénin. Nous avons découvert un pays d'une grande richesse culturelle, nottament berceau du vaudou. Mais surtout la principale scène d'une douloureuse page de l'histoire de l 'Afrique noire.; la traite négrière et le départ définitif des esclaves vers les Amériques.

        Nous avons beaucoup appris (de belles rencontres, des guides passionnants et passionnés) mais ce pays sait aussi très bien garder ses secrets et nous l'avons quitté avec un petit creux... non rassasiés de notre propre expérience vaudou. Le mystère plane toujours...

         

         

         
        Premier contact avec le Vaudou à Abomey.Exposition de divers fétiches chez un prêtre féticheur. .
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         A Porto Novo, la capitale cool du Bénin.
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        Trouvez le blanc Chuggy
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        L'homme qui caressait les cocotiers du bout des pieds.
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        Retour de pêche musclé à Grand Popo.
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        Petit déj' sur la palge avant la tempête.


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        Publié à 10:09, le 10/04/2008, Porto Novo
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        Rien que des photos !!

         

        Le Burkina Faso n'est pas seulement le pays des hommes intègres. C'est aussi le pays des cinéastes et des cinémas. Mr Ouédraogo nous fais visiter sa salle des machines à Ouahigouya
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        Bon anniversaire à Ouaga, à midi au coca et le soir au champagne !
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         Si vous avez un petit souci, n'hésitez pas à nous passer commande pour un petit remède "façon"...
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        Quand on tombe en panne sèche sur la route de Bobo, est ce bien utile de faire du stop...? 
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        ...Non! Il vaut mieux aller boire un godet de vin de palme à la boutique de bord de route !!
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        Le petit griot du Ganzourgou
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         Mr le président (du Burkina) excusez moi du dérangement, mais n'est ce pas un peu méchant d'enfermer des bébés éléphant dans votre zoo personnel ?
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        A Méguet, quand il fait chaud sous le nîmier il faut bien s'occuper. Madame se fait une beauté sous l'escorte des vieux amis de Monsieur. 
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         Au parc du Pandjari, au Bénin, pendant que la lionne fait la sieste...
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        ...l'antilope reste sur ses gardes...
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         ...l'éléphant veille sur son petit (ceux là sont en liberté)...
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        ...et les hippos s'en cognent comme de leurs premières incisives.
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        Premières cascades, enfin de l'eau qui coule toute seule, un brin de sensations fortes à Tanguiéta, Bénin. 
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        Publié à 07:51, le 4/04/2008, Parakou
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        Le bon grand frère

         

        Alors que nous sillonons doucement le Burkina Faso, profitant des joies procurées par la chaleur de cette fin de mois de mars en Afrique, voila que nous nous arrêtons chez un vieil ami. Pierre Raogo Kaboré, récent maire de son village du Ganzourgou, père de quatre enfants et bon mari, nous acceuille dans sa maison.

        Ici en Afrique, la famille est sacrée. De cette constatation découle ce que nous appellerons "le complexe du grand frère" et qui nous a particulièrement interpellés. Voila en quoi cela consiste : la famille étant sacrée, celui qui gagne bien sa vie doit faire vivre les autres qui n'ont pas cette "chance". Donc puisque mon grand frère gangne bien sa vie, pourquoi ne pas en profiter et arrêter de me battre pour m'en sortir tout seul. C'est comme ça que beaucoup de gens vivent au crochet d'un petit nombre. On peut voir cela comme la faiblesse du très beau système d'entraide familial africain.

        Pierre, lui, est l'exemple du grand frère qui s'est bougé les fesses pour s'en sortir et qui se bat pour le développement de sa région. Son association réalise des projets sur 17 villages et voici la photo du dernier né : un centre de formation pour les agriculteurs qui porte le nom d'un violoniste célèbre (lequel n'a au passage pas encore versé un centime). Mais loin de pouvoir se consacrer pleinement à ses activités, pierre passe son temps à régler les problèmes des autres. Sa cour est pleine d'enfants qui ne sont pas à lui et de gens qui viennent gratter trois francs six sous.

        Jusqu'à quand Pierre et les autres bons grands frères porteront ils l'afrique à bout de bras ? L'ami Alpha aurait il raison de persister et signer que les ennemis de l'Afrique, ce sont les Africains ?

         



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        Publié à 07:05, le 27/03/2008, Ouagadougou
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        Première commande

        A Ouaga, comme partout semble t il en Afrique de l'ouest, le système D permet à bien du monde de s'en sortir. Il faut reconnaître, que si la vie n'est pas facile, tout le monde ici redouble d'ingéniosité pour gagner trois francs six sous.

        Voilà comment l'autre matin, nous sortons de notre bus en provenance du Mali et nous sommes assaillis par plusieurs gamins. Et pour une fois, on ne nous vend pas des Kleenex, on ne nous demande pas d'argent. Pour une fois on nous propose la presse internationale (francophone ET anglophone). Séduit par une telle proposition commerciale, nous nous empressons donc d'acheter Paris match, Elle et entre autre canards spirituels, le courrier international. A la une de ce sympathique hebdomadaire : la littérature sur le net, avec tout un débat sur l'avenir du livre tout ça tout ça, vachement bien, on en rechausse nos lunettes pour avoir l'air plus sérieux en lisant.

        Réunissant en notre fort intérieur toutes les considérations évoquées au paragraphe précédent, nous vint à l'esprit qu'un de nos ami, internaute de son état et connu dans le milieu sous le pseudo de Gilbert gros paquet, séduit qu'il fut par certain papier déposé par nous sur la toile nous passa commande pour une reflexion sur le sujet suivant : que peut on apprendre de l'afrique. Vous nous avez donc suivi : démerdards de Ouaga + littérature sur le net = reflexion sur les leçons à tirer de l'afrique. II n'en fallait pas plus pour nous mettre le pied à l'étrier.

        Que peut on apprendre de l'afrique, quel vaste sujet. Commençons donc par les restrictions : ce dont on peut parler, c'est l'afrique de l'ouest seulement. Et nous ne sommes ni ethnologues, ni philosophes, ni journalistes. Voici donc ce qu'en qualité de touristes, et rédigé de manière très scolaire et non exhaustive, nous estimons pouvoir apprendre de l'Afrique.

        A. La puissance de la fonction exponentielle

        Quiconque mettra un pied dans un village Africain se fera la reflexion suivante : mon dieu que les enfants sont nombreux. Pas de piqure de rappel sur le pourcentage de population de moins de 15 ans, ça donne tout simplement le vertige. Faites un rapide calcul : 10 millions de personnes dans un pays dont en gros la moitié de moins de 15 ans. 4 enfants par foyer. Chaque génération va voir la population augmenter de manière exponentielle. Et puisque la rengaine "ya pas de travail" est dans toutes les bouches, nous posons la question : que vont devenir tous ces gosses ?

        B. La parenté à plaisanterie

        Dans la plupart des régions que nous avons traversé, il existe une tradition bien étrange. Chaque ethnie - on en compte 60 rien qu'au Burkina - a un lien de parenté à plaisanterie avec une autre. Par exemple les Mossis sont parents à plaisanterie avec les Gourmentchés. Ca veut dire qu'un mossi peut librement insulter un Gourmantché, se moquer d'un Gourmantché, s'inviter chez un Gourmantché, mais aussi, et c'est là tout l'intérêt, interférer dans les affaires des Gourmantché. Ainsi un différent entre deux Gourmantchés peut être réglé sans discussion possible par un Mossi. Voila qui est bien pratique et qui règle bien des problèmes !

        C. Une évaluation plus juste de la consommation de l'eau

        Pour ajuster notre vision de ce qu'est réellement la consommation quotidienne d'eau pour un être humain, procédons à un petit exercice. Rendons nous dans un village africain, choisissons un forage muni d'une pompe manuelle et asseyons nous sous l'arbre le plus proche. Restons ainsi toute une journée à boire du thé et observons. Nous constatons que du petit matin jusquà la nuit tombée, ça pompe dur et sans relâche. Laissons passer la nuit et, au matin du deuxième jour, cherchons ce qui reste de l'eau puisée la veille. Il n'y en a plus, tout a été consommé. Pourtant, rien n'a été gaspillé. Rentrons chez nous et méditons.

        D. Patience et longueur de temps...

        La plus grande vertue des africains est sans aucun doute la patience. Parfois on se demande même si le concept de patience existe tant le fait d'attendre paraît naturel. On attend pour tout et tout le temps. Et même avec l'habitude, nos petites têtes de blancs ont parfois du mal à rester froides devant le temps qui passe à  ne rien faire qu'attendre...

        E. Le système d

        On y revient, car il faut bien encore une fois saluer les initiatives. Du côté des combines et des idées tordues, de la bricole et de la demmerde, il y a beaucoup à apprendre en Afrique. Tout le monde tire finalement son épingle du jeu avec plus ou moins de réussite. Mais les idées ne manquent pas.

        Voila pour un article bien long et sans trop de photo. Espérons que Gilbert sera satisfait. Sinon qu'il y vienne voir par lui même, ce qu'on peut apprendre de l'Afrique ! 

         

         



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        Publié à 07:28, le 23/03/2008, Ouagadougou
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        Voir les Dogons et… non pas mourir tout de suite.

        Le pays Dogon, région du Mali blotti au pied d’une falaise improbable fait partie, selon notre livre sur l’Afrique, des 10 endroits au monde à voir absolument avant de passer l’arme à gauche. Soit, on y fonce tête baissée, avide de culture ancestrale et de paysages grandioses. Tout commence avec la négociation la plus rude de notre vie pour s’assurer les services d’un bon guide car le pays Dogon se parcourt – à pied – accompagné d’un initié qui saura où poser le pied sans violer un site sacré et qui saura aussi nous expliquer les subtilités de la culture et des traditions ici particulièrement vivantes. Dès les premières foulée, on sait qu’on ne sera pas déçus car les paysages sont tous simplement magiques et les histoires de notre guide passionnantes. 

                               

        Seulement voila, arrive l’inévitable questionnement qui assaille – nous pensons – n’importe quel cul blanc qui débarque dans un village où les femmes se lèvent à 5h du mat pour aller chercher de l’eau et où on s’éclaire à la lampe à pétrole : « si je paye si cher pour venir visiter cet endroit, ce qui fait mal à mon petit cul blanc, comment se fait il qu’il n’y ait ici aucun signe de progrès ? » Mais parce que tout le monde est d’accord pour dire que progrès et identité culturelle ne font pas bon ménage, répondront les esprits éclairés qui n’auront pas oublié que s’ils se cassent une guibole entre deux cailloux sur la falaise – qui est à couper le souffle précisons le – l’identité culturelle ne les aidera pas à rejoindre le progrès et l’hôpital 50 km plus loin,problématiquedéclinable au quotidien de tous les Dogons.                                                            

                                                         

        Autrement dit, cette région splendide à bien des égards n’est elle pas mise à l’écart du développement pour satisfaire à des exigences touristiques ? La question se retourne facilement quand on imagine à raison les dégâts que pourrait causer trop de développement sur le patrimoine culturel, naturel et archéologique de cette région. Nous vous laissons à cette question d’ordre philosophique avec en cadeau une autre un peu plus pratique : mais où va tout l’argent des culs blancs ?

                         



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        Publié à 05:58, le 15/03/2008, Bandiagara
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        Des hippies et des hippos


        Quittant Kati conquis mais curieux de connaître la suite, nous fixons comme nouvel objectif d’atteindre Tombouctou, ville mythique s’il en est. Il faut savoir que Tombouctou, c’est loin de tout. Quelques bus et taxis brousses plus tard, nous avons passé Bamako, Ségou, Djenné et Mopti, récupéré au passage de nouveaux compagnons de voyage et nous approchons de notre objectif : le fleuve Niger est devant nous. De l’autre côté le mystère du désert s’ouvre à nous.

         


         

        Elia et Christian, Parisiens du marais, voyageurs, journalistes et accessoirement anciens hippies ont flashé sur Tombouctou et s’y sont installés. Ils y ont ouvert une auberge et c’est sur leur toit que nous nous installons (en ce moment on aime bien les toits, il y fait frais la nuit et on dort sous les étoiles).

         


         

        Nos hippies du désert se sont pris de sympathie pour la cause touareg. Dans les années 90, ce peuple de nomade a lutté fièrement contre les politiques de sédentarisation menées par les différents gouvernements de la zone saharienne. Un combat pour la liberté, de quoi plaire à nos hôtes… et à Mr Monod que nous lisons avec plaisir dans la douceur des couchers de soleil sur les dunes.

         


         

        Quitter Tombouctou n’est pas plus simple que d’y venir. Avec nos nouveaux amis Claire (Paris), Gautier (Paris), Lotte (Utrecht, hollande) et Rishie (Utrecht, Holland), nous optons pour la vois fluviale. Au fil de l’eau et des villages perdus, les discussions vont bon train mais peinent à rivaliser avec les siestes sur le toit de la pinasse. Chaque soir au crépuscule nous dressons les tentes et entamons la séance d’histoire autour du feu avec nos pinassiers.

         

         

         

         

        Nous découvrons que le bruit que fait un hippopotame quand il vient paître la nuit près de nos tentes est un mélange de chien, de vache et d’âne. De jour on les aperçoit de loin, réfugiés qu’ils sont dans la fraîcheur du fleuve. Celui-ci nous ramène peu à peu vers la « civilisation ». Retour sur le goudron, la route nous attend toujours.

         

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        Publié à 04:32, le 12/03/2008, Tombouctou
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        Accroche ta culotte, c'est soeur Angèle qui pilote

         

        Bamako, c'est bien. Ca fait joli dans les chansons, un peu de rêve en lettre mais dans les faits, c'est un grand nuage de poussière souligné d'un bon concert de klaxon. Et donc nous avons fui.

        Pas loin certes, 15 km suffisent pour trouver à Kati un petit coin sympathique où poser les sacs. Et c'est chez les curés que la route s'arrête. Une mission comme on peut l'imaginer, calée entre l'école et le dispensaire. A la récré le bureau du père Lionel se remplit de gosses et les cloches de l'églises tentent de se faire une place entre les appels à la mosquée.

        Au détour d'une ruelle, on nous dirige vers la maison des soeurs Italiennes et nous faisons connaissance de soeur Angèle. Véritable concentré de bonté et d'énergie, cette femme - africaine depuis une dizaine d'année - nous invite à l'accompagner en brousse pour une causerie (comprenez dialogue éducatif) avec les villageois sur le thème : hygiène. Tout un programme... C'est ainsi que le lendemain, le 4*4 de notre petite bonne soeur nous emmène à un rythme effréné sur nos premières pistes malienne.

        En compagnie des 2 jeunes médecins maliens qui complètent l'équipage, nous découvrons la qualité du travail qui est fait et l'ampleur du travail qui reste à faire. A la causerie succède une distribution de médicaments. Gouttes d'eau dans l'océan de sous développement sanitaire qui semble nous entourer dans cette brousse, mais tellement d'espoir de croire qu'un jour, grâce au travail de ces gens, les enfants ne traîneront plus dans la poussière et les mamans n'allaiteront plus au mépris de leur propre santé.

        Nous voulons en tout cas tirer un grand coup de chapeau à tous ces gens d'église qui donnent tout leur temps à tous le monde - y compris au 95 % de musulmans qui composent la population - et qui nous ont ouvert leur porte sans poser de question.

        "L'homme est un grand arbre sous lequel le voyageur peut trouver de l'ombre." Proverbe malien.



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        Publié à 03:51, le 29/02/2008, Bamako
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        Le chant des griottes

         

        Le dimanche à Bamako c’est le jour de mariage, mais à Kayes c’est le jeudi. C’est ainsi que Ule-ule, celle qui rit sous la canicule – et qui nous supporte depuis quelques jours – nous a fait inviter au mariage de son collègue qui épouse en ce jeudi ensoleillé sa 4 éme et donc dernière femme. En effet, étant un bon musulman et ayant coché la case polygamie lors de son premier mariage civil, Cheik (c’est le nom du marié) est autorisé tant par la loi que par la religion à prendre 4 femmes. Evidemment il est tenu de bien s’occuper des 4 et de les aimer toutes pareil.

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          Le jeune marié et ses quatre épouses

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        Bref nous voilà vêtus de nos plus beaux atours et chevauchant une magnifique mobylette, suivant le cortège qui accompagne les jeunes mariés – bon, la mariée est jeune c’est un fait – dans l’une des nombreuses maisons où nous nous rendrons au cours de la journée.

         

        Nous arrivons donc chez un parent d’un des époux, difficile de savoir vraiment quel est le lien de parenté. Soudain, plusieurs femmes parmi les belles apprêtées présentes se mettent à chanter. C’est plus ou moins mélodieux mais il faut reconnaître que la réputation des femmes maliennes en matière de chant n’est pas déméritée. Et puis tout d’un coup, tout le monde se met à leur donner des gros billets de 10000 CFA (100 francs français quand même). Stupéfaits de voir passer sous nos yeux plusieurs mois de salaires, nous nous enquerrons des raisons de cette curieuse manière…

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        L’explication est simple : les griottes (femmes appartenant à une ethnie de musiciens) chantent les louanges des invités et de leurs familles et s’en voient très naturellement rémunérées. Comme quoi dans un pays où selon les dire de tous « y’a pas de l’argent », le sens des priorités reste un grand mystère.

         

        Il n’empêche que cette journée aura été très sympathique et colorée, agrémentée de mets et boissons délicieux. Le jeudi à Kayes il fait bon être de mariage.

         

        (Spécial thanks à Dam Amichaud, ex co-brousse, pour la blague de la canicule)

         



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        Publié à 06:22, le 21/02/2008, Kayes
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        Le train de l'angoisse

         

        1000 km. Une frontière. 12 gares. Et 35 heures de voyage. Voila les chiffres du trajet Dakar Kayes par le train tel que nous l'avons vécu. Voila encore un trajet significatif de ce que nous avons pu voir et comprendre, jusqu'ici, du continent africain.

        D'abord, un système bancal. Il faut une journée pour se procurer les billets, on ne sait pas très bien quel jour part le train, encore moins quand il arrive. Le quai d'embarquement  est situé loin en périphérie de la ville alors que la gare est en plein centre. C'est ainsi que nous attendrons  le tortillard assis par  terre, sous un arbre.

          


        Des infrastructures à l'agonie. Le train doit parfois s'arrêter pour faire une réparation sur la voie et les wagons sont d'une saleté à faire peur. Aucun entretien n'est fait si ce n'est celui de l'urgence. Evidemment, ce sont les moyens qui ne suivent pas.

        Ensuite, une administration complètement à la rue. En ce qui nous concerne les douaniers montés dans le train à la frontière pour faire les papiers des voyageurs avaient oublié le tampon pour faire les visas. On est donc rentré au Mali sans la moindre autorisation. Ca n'a dérangé personne !

        Enfin, des gens d'une incroyable gentillesse, disponibilité et bonne humeur. On nous explique, on nous rassure, on nous informe et on nous raconte des belles histoires en plus. Et au bout de 30 heures de voyage, ça rigole toujours dans les compartiments... Bon, nous on rigole un poil jaune et on est content d'arriver ! Merci Lulu de nous avoir attendu jusqu'à 3h du mat et offert une bonne douche et un bon lit...


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        Publié à 06:44, le 20/02/2008, Kayes
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        Première jungle africaine

         

        Le fleuve Sénégal est derrière nous. Nous sommes entrés en terre africaine pour de bon. Le paysage à changé, juste en traversant une rivière. Il nous faut nous préparer à quelques kilomètres de route plate et droite au milieu de la brousse.

        A Saint Louis, entre un concert de jazz et un resto Libanais, la colonisation n'est pas très loin. L'ambiance est douce et ne nous laisse pas présager de ce qui nous attend 200 km plus loin.

         



        L'arrivée à Dakar en taxi brousse, c'est d'abord un grand bouchon enfumé et empoussiéré. Puis c'est la foule qui vous engloutit, vous harcèle. La moindre hésitation se paye cash et on doit redoubler de patience pour se débarrasser des malins qui profitent de notre désarroi. Les prix sont tout simplement exorbitants et on comprend que les magouilleurs soient nombreux !

        C'est à la recherche de l'ambassade du Mali que nous découvrons la capitale plus en profondeur. Et nous découvrons surtout que nous la quitterons avec plaisir. Welcome to the jungle. Ici sont écrites en lettres de béton les conséquences de l'exode rural africain.



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        Publié à 06:12, le 13/02/2008, Dakar
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        D'une frontière à l'autre...

         

        La Mauritanie traversée en 3 jours, c'est dommage mais c'est comme ça. On reviendra inch allah pour faire tenir au désert toutes ses belles promesses.

        Du no man"s land de 3 km au nord, au fleuve sénégal au sud, un océan de sable recélant des trésors de géologie, d'ornithologie mais aussi de déchetologie - Nouakchott en est un bon exemple - et son traffic vient de passer dans notre liste personnelle le plus nimportequoiquesque jamais emprunté.

         

        A part ça les barbus sont - ou pas - cachés sous leurs turbans et les pêcheurs continuent à ramener du poisson. Le traffic touristique a sérieusement chuté nous dit-on, surtout chez les français. Ceux qui viennent quand même sont toujours aussi contents mais avouent regarder derrière eux régulièrement.

        En attendant, la pirogue qui nous fera traverser demain le fleuve sénégal mettra fin à bien des débats et c'est tant mieux. A nous l'afrique noire, cette fois ci.



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        Publié à 02:10, le 10/02/2008, Nouakchott
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