|
Bamako, c'est bien. Ca fait joli dans les chansons, un peu de rêve en lettre mais dans les faits, c'est un grand nuage de poussière souligné d'un bon concert de klaxon. Et donc nous avons fui.
Pas loin certes, 15 km suffisent pour trouver à Kati un petit coin sympathique où poser les sacs. Et c'est chez les curés que la route s'arrête. Une mission comme on peut l'imaginer, calée entre l'école et le dispensaire. A la récré le bureau du père Lionel se remplit de gosses et les cloches de l'églises tentent de se faire une place entre les appels à la mosquée.
Au détour d'une ruelle, on nous dirige vers la maison des soeurs Italiennes et nous faisons connaissance de soeur Angèle. Véritable concentré de bonté et d'énergie, cette femme - africaine depuis une dizaine d'année - nous invite à l'accompagner en brousse pour une causerie (comprenez dialogue éducatif) avec les villageois sur le thème : hygiène. Tout un programme... C'est ainsi que le lendemain, le 4*4 de notre petite bonne soeur nous emmène à un rythme effréné sur nos premières pistes malienne.
En compagnie des 2 jeunes médecins maliens qui complètent l'équipage, nous découvrons la qualité du travail qui est fait et l'ampleur du travail qui reste à faire. A la causerie succède une distribution de médicaments. Gouttes d'eau dans l'océan de sous développement sanitaire qui semble nous entourer dans cette brousse, mais tellement d'espoir de croire qu'un jour, grâce au travail de ces gens, les enfants ne traîneront plus dans la poussière et les mamans n'allaiteront plus au mépris de leur propre santé.
Nous voulons en tout cas tirer un grand coup de chapeau à tous ces gens d'église qui donnent tout leur temps à tous le monde - y compris au 95 % de musulmans qui composent la population - et qui nous ont ouvert leur porte sans poser de question.
"L'homme est un grand arbre sous lequel le voyageur peut trouver de l'ombre." Proverbe malien.
|
Lien permanent