En bateau, en auto, à dos d'animaux: notre voyage en Afrique
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Traverser un bout d'Afrique, on en a rêvé. Nous avons 6 mois de janvier à juillet 2008 pour parcourir la partie ouest du continent, tracer un itinéraire au gré de nos rencontres. Pour avancer, nous utilisons des moyens de transport divers et variés... Récits d'un baroudage haut en couleur.

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        Billet 13 sur 29
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        Première commande

        A Ouaga, comme partout semble t il en Afrique de l'ouest, le système D permet à bien du monde de s'en sortir. Il faut reconnaître, que si la vie n'est pas facile, tout le monde ici redouble d'ingéniosité pour gagner trois francs six sous.

        Voilà comment l'autre matin, nous sortons de notre bus en provenance du Mali et nous sommes assaillis par plusieurs gamins. Et pour une fois, on ne nous vend pas des Kleenex, on ne nous demande pas d'argent. Pour une fois on nous propose la presse internationale (francophone ET anglophone). Séduit par une telle proposition commerciale, nous nous empressons donc d'acheter Paris match, Elle et entre autre canards spirituels, le courrier international. A la une de ce sympathique hebdomadaire : la littérature sur le net, avec tout un débat sur l'avenir du livre tout ça tout ça, vachement bien, on en rechausse nos lunettes pour avoir l'air plus sérieux en lisant.

        Réunissant en notre fort intérieur toutes les considérations évoquées au paragraphe précédent, nous vint à l'esprit qu'un de nos ami, internaute de son état et connu dans le milieu sous le pseudo de Gilbert gros paquet, séduit qu'il fut par certain papier déposé par nous sur la toile nous passa commande pour une reflexion sur le sujet suivant : que peut on apprendre de l'afrique. Vous nous avez donc suivi : démerdards de Ouaga + littérature sur le net = reflexion sur les leçons à tirer de l'afrique. II n'en fallait pas plus pour nous mettre le pied à l'étrier.

        Que peut on apprendre de l'afrique, quel vaste sujet. Commençons donc par les restrictions : ce dont on peut parler, c'est l'afrique de l'ouest seulement. Et nous ne sommes ni ethnologues, ni philosophes, ni journalistes. Voici donc ce qu'en qualité de touristes, et rédigé de manière très scolaire et non exhaustive, nous estimons pouvoir apprendre de l'Afrique.

        A. La puissance de la fonction exponentielle

        Quiconque mettra un pied dans un village Africain se fera la reflexion suivante : mon dieu que les enfants sont nombreux. Pas de piqure de rappel sur le pourcentage de population de moins de 15 ans, ça donne tout simplement le vertige. Faites un rapide calcul : 10 millions de personnes dans un pays dont en gros la moitié de moins de 15 ans. 4 enfants par foyer. Chaque génération va voir la population augmenter de manière exponentielle. Et puisque la rengaine "ya pas de travail" est dans toutes les bouches, nous posons la question : que vont devenir tous ces gosses ?

        B. La parenté à plaisanterie

        Dans la plupart des régions que nous avons traversé, il existe une tradition bien étrange. Chaque ethnie - on en compte 60 rien qu'au Burkina - a un lien de parenté à plaisanterie avec une autre. Par exemple les Mossis sont parents à plaisanterie avec les Gourmentchés. Ca veut dire qu'un mossi peut librement insulter un Gourmantché, se moquer d'un Gourmantché, s'inviter chez un Gourmantché, mais aussi, et c'est là tout l'intérêt, interférer dans les affaires des Gourmantché. Ainsi un différent entre deux Gourmantchés peut être réglé sans discussion possible par un Mossi. Voila qui est bien pratique et qui règle bien des problèmes !

        C. Une évaluation plus juste de la consommation de l'eau

        Pour ajuster notre vision de ce qu'est réellement la consommation quotidienne d'eau pour un être humain, procédons à un petit exercice. Rendons nous dans un village africain, choisissons un forage muni d'une pompe manuelle et asseyons nous sous l'arbre le plus proche. Restons ainsi toute une journée à boire du thé et observons. Nous constatons que du petit matin jusquà la nuit tombée, ça pompe dur et sans relâche. Laissons passer la nuit et, au matin du deuxième jour, cherchons ce qui reste de l'eau puisée la veille. Il n'y en a plus, tout a été consommé. Pourtant, rien n'a été gaspillé. Rentrons chez nous et méditons.

        D. Patience et longueur de temps...

        La plus grande vertue des africains est sans aucun doute la patience. Parfois on se demande même si le concept de patience existe tant le fait d'attendre paraît naturel. On attend pour tout et tout le temps. Et même avec l'habitude, nos petites têtes de blancs ont parfois du mal à rester froides devant le temps qui passe à  ne rien faire qu'attendre...

        E. Le système d

        On y revient, car il faut bien encore une fois saluer les initiatives. Du côté des combines et des idées tordues, de la bricole et de la demmerde, il y a beaucoup à apprendre en Afrique. Tout le monde tire finalement son épingle du jeu avec plus ou moins de réussite. Mais les idées ne manquent pas.

        Voila pour un article bien long et sans trop de photo. Espérons que Gilbert sera satisfait. Sinon qu'il y vienne voir par lui même, ce qu'on peut apprendre de l'Afrique ! 

         

         


        Publié à 07:28, le 23/03/2008, Ouagadougou
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        Commentaire sans titre
        Commentaire publié par Gilbert Gros Paquet, à 07:28, le 23/03/2008

        Merci pour votre livraison de ma commande d'un papier sur "ce que l'Afrique a à nous apprendre". Je suis entièrement satisfait du produit, sur le fond comme sur la forme. Certain que ce chapitre sur s'étoffera d'un point F, voire d'un point G (...), au fil de vos prochaines tribulations dans l'ouest africain d'ici juillet prochain. Biz à vous 2, ouvrez les oreilles et les yeux plus que la bouche, prenez des notes, et surtout... partagez ! Gilbert Gros Paquet

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