En bateau, en auto, à dos d'animaux: notre voyage en Afrique
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Traverser un bout d'Afrique, on en a rêvé. Nous avons 6 mois de janvier à juillet 2008 pour parcourir la partie ouest du continent, tracer un itinéraire au gré de nos rencontres. Pour avancer, nous utilisons des moyens de transport divers et variés... Récits d'un baroudage haut en couleur.

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        C'était il y a un an. De notre archipel Comorien à la grande île il n'y avait qu'un saut de puce. Alors pour inaugurer une année de périples Africains, nous avons pris nos sacs à dos et sommes partis à la rencontre du pays le plus oriental d'Afrique.

        Madagascar, île continent ou presque, frontière au mileu de l'océan entre Afrique et Asie, habitée par bien des espèces étranges, végétales comme animales. Les limites de la colonisation et le drame de la décolonisation prennent ici tout leur sens. Aéroport de Tana, la capitale haut perchée. On comprend vite qu'ici les restes du passé glorieux de ville référence de l'océan Indien ne cachent plus la misère depuis longtemps.

        Cap à l'Ouest, partie logiquement la plus Africanisée. Premières heures en taxi brousse à travers les hauts plateaux. Il fait froid, c'est long, mais ce sont nos premières fois et le sourire n'est pas entammé.

        Au bout de la route il y a la rivière, la Tsiribine, que nous descendrons au fil de l'eau pendant quelques jours. Nos piroguiers installent chaque soir le bivouac près d'un petit village. Et on voit bien que quelle que soit l'époque, le progrès n'a pas franchit les portes des grandes villes. Mais la nature est généreuse ici.

               

        Au bout de la rivière il y a la piste. Trois parigots sympas trouvés par hasard au détour d'un mauvais verre de rhum nous sauvent en nous embarquant dans leur véhicule. Le tourisme ici se fait organisé ou difficile. On a choisi la deuxième option mais la chance sourit aux audacieux et nos nouveaux compagnons nous gardent avec eux quelques jours, le temps de visiter les célèbres tsinghis et la fameuse allée des baobabs.

              

        A Morondave, ville du far west qui trempe ses saloons dans le canal du Mozambique, commence le territoire des pêcheurs. Les Bretons sont passés par là et ont laissé la science de fabrication des boutres. Nous cherchons à nous embarquer et hésitons entre ces voiliers aux ventres lourds de marchandises et les petites pirogues à balancier.

        On choisi la pirogue et mettons le cap plein Sud direction Tuléar. Les escales sur des plages peuplées de pêcheurs nomades nous font constater une fois de plus combien certaines populations vivent éloignées de tout. Ici on ne mange que du poisson et un peu de riz quand il veut bien pousser dans les eaux saumâtres des marais et des mangroves.

        A Morombe le vent tourne et nous sommes obligés d'abandonner la pirogue, incapable de remonter au vent. Pour finir le trajet, c'est camion brousse ou camion brousse. Ce tronçon restera le pire moment de notre histoire de voyageurs. 35 heures d'enfer pour 200 km de piste presque impraticable.                                      

        Enfin le grand Sud est là, et Tuléar nous dévoile son visage : ville de gangster perdue au bout d'un pays perdu au milieu d'un océan. Peu motivés pour rempiler sur des journées de taxi brousse, nous gagnons Fort Dauphin en avion. Surprise, la ville est pleine de Canadiens. Un chantier gigantesque d'extraction de minerai se déroule non loin.                                                                                         

        Pirogue encore, la côte est balayée par le vent qui vient des mers du sud jusqu'ici sans obstacle, c'en est presque dangeureux. Les baleines nous offrent un petit clin d'oeil avant de retourner finir nos valises à Mayotte. C'était il y a un an, fin d'une grande époque, début d'un grand voyage.

         


        Publié à 10:04, le 14/08/2008, Antananarivo
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        bon courage pour la rentrée
        Commentaire publié par michael et fab, à 10:04, le 14/08/2008

        vous nous avez donné envie...
        Alors on part pour Amérique du sud via l'Australie pour 7 mois...
        A un de ces jours quelque part, sur la route !!!!




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