En bateau, en auto, à dos d'animaux: notre voyage en Afrique
Qui suis-je ?

Traverser un bout d'Afrique, on en a rêvé. Nous avons 6 mois de janvier à juillet 2008 pour parcourir la partie ouest du continent, tracer un itinéraire au gré de nos rencontres. Pour avancer, nous utilisons des moyens de transport divers et variés... Récits d'un baroudage haut en couleur.

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        Précis de jonglerie saharienne

         

        Dakhla, ville du bout du monde, au mileu de rien d'autre que du sable et de l'océan. Dernière étape marocaine. On décide de planter notre tente pour la première fois (la température est enfin "africaine") et nous nous installons près d'un vieux school bus abandonné. A côté, Joris et Estelle jonglent. Ils sont la depuis 10 jours et comptent rester encore 50 autres. Pour jongler.

        Nous qui aimerions nous croire d'une "grande ouverture d'esprit" sommes surpris de ne pas comprendre leur démarche. Pourquoi venir passer 2 mois à lancer des balles et des quilles au milieu de nulle part ? Et pourquoi pas après tout.

         

        En attendant, en deux scéances de passing, Joris nous explique ce que veut dire savoir jouer aux échec avec un mat en moins de 10 coups. Et nous donne une bonne leçon de tranquilité.



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        Publié à 02:01, le 8/02/2008, Dakhla
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        Le cas Arganier ou problème de mathématiques marocaines

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        Sophie, Marine et Charles décident de partir en vacances au Maroc. Ils se rendent à Taroudant pour acheter de l huile d’argan, produit rare et bon pour la santé. Ayant regardé « envoyé spécial » du 11/01/2008 ils savent qu’ils doivent faire attention pour acheter de l’huile 100 % Argan au prix juste.

         

        Sachant que :

         

        -         Il faut les fruits de 8 arbres pour fabriquer 1 litre d’huile d’argan pure

        -         Une femme met en moyenne 4 heures pour fabriquer 1 litre d’huile a partir du fruit

        -         Une femme met en moyenne 5 heure pour récolter les fruits de un arbre

        -         Une femme est rémunérée environ 1 euro/h

        -         Le prix du transport au Maroc coûte environ 0,03 euros/km

        -         Agadir est à 60 km de Taroudant

        -         Marrakech est à 350 km de Taroudant

         

        Où et à quel prix nos amis doivent ils acheter 1 litre d’huile d’argan sans se faire avoir ?

         

        Réponse a)

        A Taroudant, dans le souk où le marocains font leurs courses, à 8 euros/litre (pureté inconnue)

         

        Réponse b)

        A Marrakech, dans le souk à touristes à 150 euros le litre 100 % huile de tournesol

         

        Réponse c)

        A Taroudant, à la coopérative familiale (???) à 100 euros le litre

         

        Réponse d)

        A Agadir, au marchand de cosmétiques du centre commercial à 80 euros le litre

           

         

        Solution

        Ce sont les chèvres qui ont la bonne réponse : elles ont pris le problème à la racine et bouffent directement les fruits dans l’arbre. C’est moins bon, ça pique un peu mais ç'est efficace et pas cher.

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        Marine, Soph et Chug, eux, cherchent encore la solution...

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        Publié à 01:12, le 5/02/2008, Agadir
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        Et pendant ce temps là...

         

        Tenir un blog de voyage suppose d'avoir un peu de temps entre les étapes d'autant qu'on nous réclame plus de photos; voilà pourquoi nous n'avons pas pu écrire nos articles entre Casa et Marrakech. Donc pendant ce temps là, nous avons parcouru la côte atlantique marocaine en bus et en taxi avant de rejoindre Marrakech où une belle 206 de location nous attendait.

        La citerne Portugaise, ancienne réserve d'eau potable de la ville de El Jadida

         

        Sophie et Mustapha s'apprêtent à manger une grosse vague à Oualidia...  Dommage pour le thé !
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        Congre en rondelle à vendre sur le port d'Essaouira. Photo du mois !


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        Publié à 11:57, le 2/02/2008, Marrakech
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        Il était une fois

         

        "Il était une fois, dans un pays pas si lointain, vivait un roi qui régnait sur ses sujets sans compromis puisque Dieu lui même l'avait placé sur le trône. Le roi vieillissant, il réalisa que son règne avait été placé sous le signe de la dureté et que les prisons de son pays étaient pleines - il y avait même fait enfermer son propre fils, le futur roi. Alors, comme pour se racheter, il entreprit de faire construire un édifice à la gloire du Tout Puissant. Un édifice si grandiose qu'il ferait parler de lui à travers le monde entier. Mais pour cela, il du mettre à contribution tout le royaume. Ainsi, chacun, riche comme pauvre, dû payer pour que le roi se rachète de ses péchés."

        La mosquée Hassan II a été construite il y a une vingtaine d'année par l'entreprise bouygues à quelques pas d'un gigantesque bidonville. Personne n'en connait encore la facture exacte. Elle est en partie construite sur la mer et menace de s'effondrer d'ici à quelques décennies. Le vieux roi est mort, son fils lui a succédé et les prisons sont aujourd'hui beaucoup moins pleines.

        "Il était une fois, dans un pays pas si lointain, une ville connue dans le monde entier pour sa beauté. Cette ville abritait marchands, hôteliers et troubadours pour le plus grand plaisir des voyageurs qui venaient de loin pour la connaître. Mais un jour, un de ses habitants qui avait reçu de son père l'art de charmer les serpents eut l'idée de donner un spectacle payant sur la grande place de la cité. Son succès fut si grand qu'il devint richissime. Depuis ce jour, l'âme de la cité merveilleuse est perdue et bien malin sera celui que saura la retrouver."

        Marrakech est aujourd'hui la première destination touristique du Maroc. Ses souks et sa fameuse place Jamaa el Fna ressemblent à une gigantesque foire d'empoigne. Le prix d'une course en taxi coûte - pour les touristes - 5 à 6 fois plus cher que dans les autres villes du royaume. Heureusement, grâce à nos amis Marie et Rudy de Casa nous y avons passé une agréable journée.

         

         

         

         

        "Il était une fois une jeune fille qui décida d'aller passer ses vacances dans un pays pas si lointain. Elle allait y retrouver deux amis qui y faisaient une grande promenade. Ensemble ils franchirent des montagnes, traversèrent le désert et se désaltérèrent dans des oasis. Et ils découvrirent que l'aventure est toujours plus belle quand elle est partagée."

           

         

        Marine nous a rejoint il y a quelques jours pour faire un bout de chemin en notre compagnie. Elle a l'air contente et nous aussi !

         



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        Publié à 11:01, le 1/02/2008,
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        Les capitales, les expats et la neige

         

        Et pourtant que la montagne était belle... Il a fallu la quitter et le bus tout neuf de la compagnie des transports marocains nous emmène sur la route des capitales. Car oui, au royaume du Maroc, c'est la bagarre des capitales depuis toujours. Il y eut Fes où nous atterrisons au terme d'un joli trajet valloné. Fes et sa médina légendaire, grouillante de vie, de bruits, de couleurs et d'odeurs. Il y eut Meknes et ses souterrains où Louis XIV, en bon termes avec le souverain de l'époque envoyait ses prisonniers. Meknes où nous arrivons en train avant de grimper dans une calèche promène couillons. Et puis Rabat, actuelle capitale toute propre et toute pleine de beaux magasins où la voiture de nos amis expatriés du BTP nous conduit.

        Nos amis les expats, les anciens "nous" en fait, sont de vieux copains trouvés dans les îles par le passé et retrouvés au maroc par bonheur. Avec eux nous avons bien roulé, bien rigolé et bien échangé. De nos palabres ressort un élément fonamental qui va en faire tomber plus d'un de son fauteuil : le maroc est un pays de contraste. Le pavé dans la marre en somme... Explication.

        Les expats font le singe

        Nous avons trouvé, dans les villes traversées, que les marocains semblent plus à l'aise qu'il y a quelques années. On nous dit que le gouvernement délaisse les programmes ruraux et nous constatons que la campagne profonde est toujours extrêmement isolée. Les jeunes des villes font la fête et portent des fringues de marque. Un ouvrier gagne 1 euro de l'heure. Bon enfin y'en aurait plein comme ça, mais on vous a gardé le plus dingue pour la fin : la plus grande partie du territoire marocain est sujette à un climat aride. Et ils ont quand même de la neige.



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        Publié à 02:03, le 21/01/2008,
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        La montagne est bleue

         

        La petite ville de Chefchaouen est bleue et s'encastre dans la roche du Rif qui en bleuit d'aise. 

        Les murs sont bleus, les portes aussi, 

        les volets sont bleus, le sol aussi.

        Et quand le ciel est gris ...Chaouen reste bleue, cela ne nous surprend guère.

          



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        Publié à 10:19, le 14/01/2008, Ville de Chechaouèn
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        Les dix pétards du détroit de Gibraltar

         

        Tanger, ville frontière entre l'afrique et l''europe. Ville, donc, de toutes les cultures, de toutes les langues et... de tous les traffics.

        A peine sommes nous tombés de notre bateau - la croisière s'est bien amusée, merci - que déja le premier revendeur de bronzage pour tête nous aborde. Nous déclinons poliment l'invitation grâce au "la choukrane" emprunté à l'agent OSS 117.

        A chaque coin de ruelle de la jolie médina l'opération se répète : ola amigo, quires chocolate bueno ? Good morning do you want hashich very good quality ? On en compte une dizaine en quelque heures seulement...

        Le soleil tombe sur le détroit et nous regagnons notre hôtel miteux. Adieu l'europe, bijour l'afrique.



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        Publié à 09:45, le 12/01/2008, Tanger
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        Supplique pour être embarqué sur la plage de Sète...

         

        Mon cher Georges,

        il y a longtemps que nous nous connaissons, a dire vrai il faut avouer que tu as bercé notre enfance alors même que nous ne comprenions pas vraiment la teneur de tes propos. Maintenant que nous avons une idée plus précise de ce que tu voulais nous dire, permet nous de plagier une part de ton oeuvre, place aux jeunes en quelque sorte. Déférence gardée, donc, envers toi, nous humbles voyageurs renchérissont, le bon maître nous le pardonne.

        Car si toi, en ton temps mon bon Georges, regrettait en y mettant un peu de poésie que tout foute le camp sache que nous sommes encore la dessus tes enfants. Voila pourquoi cette supplique, car à se vouloir gardien de l'esprit du voyage il nous faut en bateau partir et c'est de ta plage que nous appareillerons vers des cieux plus ou moins cléments c'est selon...

        J'entend d'ici ceux qui connaissent ma phobie de l'avion s'amuser de nous voir invoquer l'esprit du voyage pour expliquer un départ maritime. A ceux là je répond que je préfère l'air de la mer à la climatisation d'un gros porteur, les creux aux trous d'air, et surtout que le trajet prend plus de sens quand il est plus long. Ainsi nous aurons le temps de méditer sur des sujets aussi divers et variés que la légitimité des actions terroristes, la possibilité ou non de traverser un pays où les français sont menacés de mort ou encore la meilleure façon de s'affranchir du mal de mer.

        Et toi, Georges, qu'aurais tu chanté aux barbus Mauritaniens pour les calmer un peu et nous permettre de visiter sans risque leur beau pays ? Moi qui n'ai pas ton talent j'avoue que je sèche un peu.

        En attendant nous prenons la mer, contre vents et marées, et nous espérons que tu nous regarderas partir depuis ton pin parasol avec un sourire bienveillant. Nous emmenons avec nous tes chansons pour nous guérir du mal du pays.

         



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        Publié à 06:27, le 8/01/2008, Sète
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        Préparatifs

         

        Partir en Afrique sur les routes, à l'arrache et sans plan de bataille précis, c'est bien joli. C'est vrai c'est bien joli, et tout à l'arrache que ce soit, ça demande quand même un minimum de préparation.

        Voila pourquoi nous avons décidé devenir camper un moment sur Paris car c'est sûr, on trouve tout ce qu'on veut à la capitale. Déja on trouve le soleil (si si jusqu'ici il fait beau !), la tour Eiffel, la bute Monmartre, les bateaux mouche, bref de quoi satisfaire nos yeux de provinciaux. On trouve aussi le métro, les gens qui sont dedans, les gens qui le conduisent et qui font grève, bref de quoi vivre pour une fois en vrai ce qu'on voit d'habitude dans le journal. On y trouve encore tout un tas d'amis laissés derrière nous depuis le temps, bref de quoi ravir nos âmes de sentimentaux. On y trouve enfin tout l'équipement dont on a besoin, les ambassades de tous les pays ou on veut aller, bref de quoi préparer notre voyage.

        Sophie rêve sous le soleil de Monmartre

        On apprend tout plein de trucs à Paris. On apprend à être poli malgré tout, c'est à dire même si c'est à sens unique (on y arrive pas toujours, on est pas des saints non plus), on découvre le sens de l'expression "la bête humaine" en faisant corps avec la foule qui se déverse des rames de métro et on réalise que Mr Aznavour avait raison en ce qui concerne la misère : il semble bien qu'elle soit moins pénible au soleil.



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        Publié à 12:10, le 1/12/2007, Paris
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